En septembre 2026, j'ai passé en revue 1 600 entreprises d'Indre-et-Loire — couvreurs, garagistes, menuisiers, paysagistes, plombiers, entreprises de nettoyage. Pour chacune, j'ai regardé la fiche Google, puis, quand il y avait un site, je l'ai appelé comme le ferait n'importe quel visiteur et j'ai mesuré ce qui se passait.
906 sites ont répondu à cet appel. Voici ce que ça donne.
Trois chiffres, et ce qu'ils veulent dire
| Ce que j'ai mesuré | Résultat |
|---|---|
| Entreprises sans aucun site | 33 % |
| Sites qui mettent plus de trois secondes à envoyer leur page d'accueil | 37 % |
| Sites qui renvoient une erreur ou ne répondent plus du tout | 11 % |
Le troisième chiffre est le plus dur à avaler. Une entreprise sur neuf paie encore un nom de domaine pour une adresse qui ne mène nulle part. Le lien est sur la fiche Google, le client clique, il tombe sur une page blanche ou un message d'erreur — et il retourne dans les résultats de recherche, où l'attend un concurrent.
Le deuxième mérite une précision, parce qu'elle joue en votre faveur : les trois secondes que je mesure ne sont pas le temps que voit votre client. C'est seulement le temps que met le serveur à commencer à envoyer la page, avant les images, avant les polices, avant tout le reste. Le temps réellement vécu par un visiteur est plus long, souvent beaucoup plus long. Quand je dis « 37 % des sites dépassent trois secondes », je dis en réalité que 37 % des sites sont déjà en retard avant d'avoir affiché quoi que ce soit.
Pourquoi un seul département
Parce que c'est ce que je pouvais mesurer sérieusement, un site après l'autre, plutôt que de recopier une étude américaine sur un blog. Aucun de ces chiffres n'est estimé, aucun n'est extrapolé. Ils portent sur l'Indre-et-Loire en septembre 2026, et sur rien d'autre.
C'est aussi pour ça qu'ils sont utiles : un artisan de Tours qui lit « 33 % » sait que ça parle de ses voisins, pas d'une moyenne mondiale.
Trois vérifications que vous pouvez faire ce soir, sans moi
1. Cherchez-vous sur votre téléphone, en navigation privée
Pas sur votre ordinateur, pas connecté à votre compte : Google vous montrerait un résultat arrangé pour vous. Tapez votre métier et votre commune, comme le ferait un client. Regardez ce qui sort avant vous, et ce que dit la phrase affichée sous votre nom.
Si cette phrase est un bout de texte pris au hasard dans votre page, c'est que votre site n'a pas de description. Google en choisit alors une tout seul — et il choisit rarement celle qui vend.
2. Ouvrez votre site en 4G, pas en wifi
Coupez le wifi de votre téléphone et ouvrez votre propre site. C'est la situation réelle d'un client qui vous cherche depuis un chantier ou depuis sa voiture. Comptez à voix haute pendant que la page charge. Au-delà de trois, vous avez la réponse.
3. Regardez ce que dit la barre d'adresse
Si votre navigateur affiche « Non sécurisé » à côté de votre adresse, votre site n'est pas en HTTPS. Ça se règle, c'est gratuit chez la plupart des hébergeurs, et Google déclasse les sites qui n'en ont pas. C'est le défaut le moins cher à corriger de toute cette liste.
Ce que je ne dirai pas
Je ne vais pas vous dire qu'un site vous apportera un nombre précis d'appels. Personne ne peut le savoir, et ceux qui l'annoncent inventent. Ce que je peux dire, parce que je l'ai mesuré, c'est qu'un client qui clique sur un lien mort ne revient pas, et qu'une page qui met huit secondes à s'ouvrir est vue par une moitié de visiteurs en moins que la même page ouverte en deux secondes.
Le reste — votre métier, votre bouche-à-oreille, vos chantiers — ne dépend pas de moi.
Si vous voulez le détail pour votre entreprise
Je contrôle douze points sur un site, un par un, et je renvoie le rapport complet : ce qui va bien, ce qui ne va pas, ce que chaque défaut vous coûte, et où vous vous situez face aux autres entreprises de votre métier dans le département. C'est offert, et ça n'engage à rien — je réponds par écrit, dans la journée.